Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance.

Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance.

Oui, c’est une entrée en matière dramatique. Vous êtes chez quelqu’un qui a toujours été trop : Trop émotif, trop sensible, trop sanguin, trop nerveux, trop impatient. Je m’en suis toujours tenu à William Blake : « Celui qui n’ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile. »

C’est que depuis toujours, l’écriture reste une échappatoire à cette réalité que mon hyper sensibilité rend difficile à supporter. Comme Aristote, je crois en la haute valeur cathartique de l’art et des récits. Plusieurs de mes nouvelles et romans ont été publiés chez divers éditeurs et j’ai notamment remporté un prix littéraire (𝖑𝖊 𝖕𝖗𝖎𝖝 𝕸𝖆𝖘𝖙𝖊𝖗𝖙𝖔𝖓) en 2017 pour un récit historico-fantastique (Stalingrad). J’ai par ailleurs participé à une anthologie de SF aux éditions la Volte, aux côtés, entre autres noms prestigieux, d’Alain Damasio ou Catherine Dufour. Ma nouvelle Vertigéo issue de ce recueil a fait l’objet d’une adaptation en roman graphique par Amaury Bündgen et Lloyd Chéry, aux éditions Casterman.

La France est mon pays de naissance, le Canada celui que j’ai choisi. J’aime les deux, et je n’apprécierais pas que de sinistres politicards me demandent de choisir. Mes racines sont en Europe, et je me suis reconstruit en Amérique du Nord. Ces deux facettes sont indissociables. Comme infirmier de réanimation, j’ai connu les heures sombres de la pandémie, vécues en première ligne durant cinq vagues, et qui m’ont motivé à quitter les rivages de l’imaginaire afin d’écrire Les chroniques de la réanimation. Cette expérience m’a en outre fait vivre un burn out, une dépression, et m’a poussé à réfléchir au sens que je voulais donner à la deuxième moitié de ma vie.

L’écriture a toujours été là, dans les bons moments comme dans les mauvais. Certains aspects de cette activité m’ont parfois rendu amer, mais j’ai fini par comprendre que ce qui importe le plus, c’est la connexion avec les lecteurs et lectrices. Peu importe leur nombre. Je n’écris ni pour la fortune, ni pour la célébrité. J’écris pour me sentir bien, ou du moins me sentir mieux. Pour me prouver et prouver à mes enfants que tout est possible, et que l’imaginaire ne connaît pas de limites. Mais avant tout, j’écris pour poser quelques questions, à moi-même, ou peut-être à vous. Les réponses, elles, sont rarement intéressantes.

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