J’adresse peut-être ce message au vide de l’Univers, mais j’espère qu’il touchera mes ami(e)s. Pas beaucoup de nouveautés en ce qui concerne la littérature, pour cause, je n’ai plus rien écrit depuis 2024. Ceci dit, je ne suis pas resté totalement inactif. J’ai ainsi eu la grande chance de faire partie des auteur(e)s sélectionné(e)s pour Les plumes de Rosepatrie, un évènement organisé par la bibliothèque de mon quartier. Ils ont eu l’excellente idée d’ouvrir leur catalogue aux auteurs et autrices auto-édités résidant dans le quartier. Une superbe initiative, appuyée par la mairie d’alors. Autoédition ne signifie pas médiocrité. La qualité y est tout aussi variable qu’en édition traditionnelle, et certains auteurs font ce choix pour reprendre le contrôle sur leurs créations. On peut ainsi trouver en rayons Neuronext, Le dernier western et Les chroniques de la réanimation. Ça me remplit de joie de savoir que mes livres sont accessibles gratuitement dans cette bibliothèque. 🙂
Cet évènement a donné lieu à une soirée de lancement fort sympathique, à laquelle près de 150 auteurs ont participé, ce qui témoigne d’une belle vitalité culturelle.
Sinon, une de mes nouvelles, encore inédite, va être publiée chez Flatland (éditeur de cœur qui a publié Brutal Deluxe) dans l’anthologie Horizon perpétuel tome 4. L’ouvrage devrait sortir avant les fêtes de Noël, parfait pour mettre au pied du sapin, que ce soit pour l’offrir ou pour caler le dit sapin parce qu’il penche et que ça fait pas joli dans le salon. (Si vous voulez recevoir un exemplaire numérique en SP, contactez moi par courriel pour qu’on en discute).
Finalement, toujours à propos de Flatland, je vous partage cette belle critique deBrutal Deluxepubliée chez le Nocher des livres. Je le répète toujours, mais vous n’imaginez pas à quel point cela nous fait plaisir, à nous, auteurs, lorsque quelqu’un prend la peine et le temps de rédiger une critique d’un de nos ouvrages.
Pour être honnête, certains coms bien dégueulasses que j’ai reçus pour Vertigéo (de quoi vous dégoûter d’avoir un peu de succès. Notre société est malade) m’ont passé l’envie de m’investir dans l’écriture. Mais les raisons sont encore plus profondes et plus anciennes, tout ça pour dire que même si j’ai encore des textes inédits sur mes disques durs, qui seront peut-être publiés, je n’ai pas l’intention de me remettre à cette activité pour l’instant.
Ne vous en faites pas pour ma créativité, elle s’exprime dans d’autres domaines, qui m’apportent tout autant de joie et d’accomplissement, sans les côtés anxiogènes ou négatifs.
Prenez soin de vous et de vos proches et faites ce que vous aimez, c’est bien ce qu’on peut attendre de mieux dans la vie.
Du fond du cœur, je tiens vous remercier, lecteurs et lectrices, amis, blogueurs, journalistes, qui avez aimé Vertigéo et en avez parlé autour de vous. Pour celles et ceux qui n’ont pas aimé, croyez bien que j’en suis désolé. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde !
Bref, j’ai appris récemment que Vertigéo a franchi la barre des 10.000 mètres ! Ou plus exactement, des 10.000 ventes. Alors, merci à vous, vraiment.
J’ai appris hier avec une certaine satisfaction que j’étais admis au programme de la maîtrise en pédagogie de la santé, à l’Université de Montréal. Obtenir ce diplôme validera les acquis que j’accumule depuis trois ans, depuis que j’ai quitté la ligne de front hospitalière pour rejoindre le milieu de l’enseignement. Depuis janvier 2022, je travaille comme coordonnateur de formations au centre de simulation de la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Mon mandat se compose d’un volet opérationnel, une mission quotidienne qui consiste à assurer un très haut niveau de qualité dans les ateliers de simulation employant des patients simulés (si vous ne savez pas ce que c’est, vous pouvez faire une rapide recherche. J’écrirai un jour un article sur le sujet). Un second volet, stratégique et sur le long terme, consiste à développer l’activité de simulation humaine, par tous les moyens que je peux imaginer. Cela se traduira cette année par la publication d’articles dans des revues académiques, ainsi que des présentations lors de congrès spécialisés (le prochain, l’ICAM, aura lieu à Halifax début avril). En parallèle, je suis formateurs en gestes d’urgences pour la fondation coeur et AVC, et j’enseigne les pratiques de base (BCLS) ainsi qu’une introduction aux pratiques avancées (ACLS) aux étudiants en médecine de 3ème année. Si je vous expose ce que je fais au quotidien, c’est pour que vous compreniez que j’ai toute légitimité pour vous livrer quelques réflexions sur un sujet qui me tient à coeur : la pédagogie dans le sport de haut niveau chez les jeunes. Ce n’est pas le domaine dans lequel j’exerce, certes. Pourtant, je considère la médecine comme une discipline d’élite. En cela, les pratiques que nous menons à la faculté de médecine pour nos jeunes étudiants, éclairent ce dont je suis témoin sous une lumière pour le moins inquiétante.
Mon fils a 11 ans et cultive une passion dévorante pour le basketball. J’en suis très heureux, car j’adore ce sport, que j’ai moi-même pratiqué longtemps. La différence est que j’avais débuté sur le tard, à 16 ans. Malgré une belle détente et quelques qualités, ce départ tardif m’a relégué dans les divisions inférieures. Ce qui ne m’a pas empêché d’adorer ce sport, les compétitions et l’esprit d’équipe, qui m’ont vraiment aidé à me sentir mieux à une époque un peu difficile. J’ai toujours eu une vision du sport collectif basée sur des valeurs saines : la camaraderie, le partage, le goût de l’effort, la persévérence, la vision commune et les efforts individuels en vue de favoriser la réussite de tous. Nous avons donc encouragé notre fiston lorsqu’il a démontré quelques aptitudes précoces pour le basketball. Il a rejoint dès 6 ans une équipe « triple A » de la ligue de Montréal. Pour vous situer, il s’agit du plus haut niveau possible à Montréal. C’est une ligue très compétitive, de laquelle sont issus plusieurs joueurs de très fort calibre qui ont décroché des bourses universitaires, voire des contrats NBA (par exemple Lugentz Dort, international canadien, ou Samuel Dalembert, finaliste avec les sixers de Allen Iverson, pour citer les plus connus). Les entraîneurs de l’équipe où joue mon fils sont un ancien joueur pro et un assistant qui aurait pu le devenir et qui a côtoyé certains très grands noms du basketball français. En résumé, ça joue vite, fort, il y a du talent, des attentes, un niveau de compétitivité maximal et tout ce que vous imaginez autour : des parents qui projettent leurs fantasmes de succès sur leur progéniture, des attentes parfois déraisonnables pour les joueurs (parfois venant des joueurs eux-mêmes), une discipline quasi militaire, des parents qui hurlent, qui insultent les arbitres, qui crient et sifflent des enfants de 11 ans sur la ligne des lancers-francs. Trois entraînements de 1h30 par semaine, un match par week end, parfois des tournois sur deux jours, des camps de perfectionnement individuels pendant les vacances : l’investissement pour les familles et les joueurs est total. Ce sont des sacrifices qui sont bien connus de quiconque a pratiqué du sport de haut niveau. Quelle que soit la discipline, il y a toujours beaucoup d’appelés, peu d’élus, ce qui crée d’emblée une pression importante pour les athlètes. Plus l’âge avance, plus la sélection devient impitoyable, plus la pression augmente. Sur tous ces jeunes joueurs de triple A, quasiment aucun ne jouera en pro. Mais l’idée qu’il existe une chance, même infime, est suffisante pour exciter les passions les plus sauvages. Se pose donc, très rapidement, la notion de pédagogie. Ce sont des enfants, qui pratiquent un sport en cultivant des ambitions, et qui sont en apprentissage. Ils apprennent un sport, dans toutes ses composantes techniques, tactiques, physiques. Ils apprennent à jouer ensemble (ou pas, d’ailleurs). Ils devraient aussi, en toute logique, apprendre à perdre et à gagner, apprendre de leurs erreurs pour progresser, apprendre à devenir forts mentalement, à rester humbles tout en étant conscients de leurs qualités, à découvrir de leurs faiblesses tout en restant confiants dans leurs points forts, à développer un mental de champion, qui consiste à vouloir devenir le meilleur par le travail, à chercher sans cesse l’excellence, tout en acceptant de ne pas être parfait, et en respectant les adversaires, les coéquippiers, les arbitres et les règles, et finalement, le jeu.
Car il s’agit d’un jeu. Dans les métiers de la santé, on ne joue pas : un médecin ou un infirmier tiennent la vie des gens entre leurs mains. Les erreurs se paient cher, peuvent être fatales. Les enjeux sont extrêmes. Quelles sont les méthodes pédagogiques que nous développons, dans ce contexte de stress élevé ? Elles visent en premier lieu à construire chez nos étudiants un socle de connaissances assez solide poour qu’ils développent la confiance nécessaire. Confiance en leurs capacités et en leurs aptitudes. Pour atteindre cet objectif, la simulation est une technique efficace. Dans un environnement contrôlé, qui reproduit la réalité clinique (mais n’est pas la réalité clinique), l’étudiant est placé dans des conditions de sécurité psychologique optimales, qui lui permettent de se tromper. Mieux encore : nous invitons nos étudiants à tenter. À expérimenter. À commettre des erreurs. Ils le font, car ils savent que c’est souvent en se trompant que l’on apprend. La simulation est un outil formidable car elle autorise ces erreurs. Loin de miner leur confiance, ces erreurs deviennent le socle de l’apprentissage de ces futurs médecins qui demain, contribueront à sauver des vies. Et ils y parviendrons car ils auront appris à faire confiance en leurs habiletés techniques, relationnelles, en leur jugement. Je pense toujours à cela lorsque je vois mon fils tourner aussitôt la tête vers son coach au moindre ballon perdu, au moindre tir raté. Sur son visage, l’inquiétude des conséquences de son erreur : est-ce que je vais sortir du terrain ? est-ce que j’aurai moins de temps de jeu le prochain match ? Est-ce que je vais me faire encore hurler dessus ? Comme si l’erreur, pour ces jeunes, n’était pas admise, était une faute.
Au centre de simulation, nous sommes une équipe de professionnels aguerris, aux profils variés, qui ont divers domaines d’expertise. Certains sont des techniciens en charge du matériel et des mannequins ultra-perfectionnés. D’autres sont des gestionnaires pour lesquels les arcanes financières de l’université n’ont pas de secrets. D’autres ont une expérience clinique riche, certains ont un don naturel pour l’enseignement et y ajoutent le renfort de formations spécialisées. Nous savons ce que nous faisons, nous agissons en suivant les recommandations des experts, en nous tenant à jour au quotidien de l’évolution des méthodes d’apprentissage. Nous n’agissons jamais au hasard, nous cultivons une vision à long terme et nous pesons toujours le bénéfice de nos actions. Nous faisons des rétroactions, nous rectifions, nous corrigons sans cesse nos pratiques en suivant une ligne de conduite, celle de la perfection de notre enseignement et de nos méthodes. Une perfection qui est illusoire, comme dans le sport de haut niveau, mais qui nous tire tous vers le haut et explique pourquoi nos indicateurs de qualité sont tous excellents, et le restent.
J’observe tous ces entraînements, ces innombrables heures de sueur, d’essoufflement, où seuls le crissement des sneakers sur le parquet, le rebond du ballon et les cris des coachs rythment le temps, et mon esprit compare ce que je vois avec ce que nous faisons à l’Université, et même si tout n’est pas transposable, il m’est facile de constater qu’il y a un sérieux problème. Il suffit d’une recherche rapide sur le net pour confirmer ce que votre instinct vous souffle : la pédagogie pour les jeunes athlètes n’existe pas (retrouvez plusieurs liens utiles en fin d’article). C’est une page vierge sur laquelle des entraîneurs recopient aveuglément les mêmes préceptes qui ont fait d’eux des champions, une règle tacite qui veut que « seuls les plus forts survivent », que « la souffrance est le seul baromètre », que « pleurer est pour les faibles », que « pour atteindre ses rêves, il faut saigner en dedans aussi bien qu’en dehors ». Je vous résume ces préceptes : ils sont d’un autre temps et n’existent plus que derrière les portes des gymnases. Partout ailleurs, les pédagogues et enseignants ont lu les centaines d’articles qui exposent que ce type d’apprentissage ne sert à rien, est contre-productif et souvent délétère. Loin de construire des champions, ces méthodes détruisent les enfants. Ils font également le lit des comportements plus graves, emprise psychologique, abus physiques, agressions sexuels, viols. Pour un champion qui survivra et sortira grandi de ces épreuves, combien vont se démotiver ? Combien perdront l’amour pour ce sport qu’ils aimaient tant, pour leur passion ? Combien perdront l’estime qu’ils avaient pour eux-mêmes, et la confiance indispensable qui construira leurs futures identités d’adultes ? Combien en sortirons brisés ? Pourquoi, nous, parents, acceptont de laisser nos enfants entre les mains de personnes qui cultivent trop souvent à travers nos êtres si chers leurs propres égos, leurs propres rêves de gloire, leurs propres fantasmes d’être celui qui aura fait naître un champion ?
Cette pédagogie toxique et ce culte de la souffrance ne devraient plus exister. Ils sont d’un autre temps, et il revient aux directeurs de programmes sportifs de s’informer, de se former, et de mettre en place toutes les stratégies nécessaires pour changer ce paradigme. Il nous revient à nous, parents, de tirer la sonnette d’alarme et de le clamer : vous faites du mal à nos enfants. Il nous revient d’ouvrir enfin les yeux, et de nous battre contre cette inversion des valeurs qui nous sont si chères.
Yesterday, I learned with a certain satisfaction that I had been accepted into the Master’s program in Health Professions Education at the Université de Montréal. Earning this degree will validate the knowledge and skills I have accumulated over the past three years since leaving the hospital frontline to join the field of teaching.
Since January 2022, I have been working as a training coordinator at the simulation center of the Faculty of Medicine at the Université de Montréal. My role has two main components:
An operational, day-to-day mission: ensuring the highest level of quality in simulation-based training workshops that involve standardized patients (if you’re unfamiliar with this term, a quick search will clarify it. I’ll write an article about it someday).
A long-term, strategic mission: expanding human simulation activities through every means I can imagine.
I feel deeply grateful for the incredible opportunity I’ve had to find this job, where I have been given full creative freedom. This will soon translate into academic publications and presentations at specialized conferences—the next one, ICAM, will take place in Halifax in early April.
In parallel, I am also an emergency care instructor for the Heart and Stroke Foundation. I teach basic life support (BLS) and provide an introduction to advanced cardiac life support (ACLS) to third-year medical students.
I’m sharing all this so you understand why I feel qualified to offer some reflections on a subject that deeply matters to me: pedagogy in high-level youth sports. While it’s not my field of practice, I do consider medicine to be an elite discipline. In this sense, the educational methods we use at the Faculty of Medicine shed a troubling light on what I observe in the world of competitive youth sports.
A Passion for Basketball, and a Harsh Reality
My 11-year-old son has a deep passion for basketball. I couldn’t be happier, as I love the sport myself and played for many years. The difference is that I started late, at 16. Despite decent athleticism and some skills, my late start relegated me to lower divisions. That didn’t stop me from loving the game, the competition, and the team spirit, which helped me through a difficult period in my life.
I’ve always believed in the values of team sports: camaraderie, sharing, hard work, perseverance, a common vision, and individual efforts that contribute to collective success. So, when our son showed early talent for basketball, we encouraged him. At six years old, he joined a « Triple-A » team in Montreal’s top youth league—the highest level of competition available.
To give you some context, this league has produced high-level players who have earned university scholarships and even NBA contracts—such as Lugentz Dort (Canadian international) and Samuel Dalembert (NBA finalist with Allen Iverson’s 76ers). His coaches include a former professional player and an assistant coach who nearly went pro and has trained alongside some of the biggest names in French basketball.
In short, the level is high: fast, intense, talented, with enormous expectations and maximum competitiveness. And everything that comes with it: parents projecting their dreams of success onto their children, unreasonable demands placed on young players (sometimes by the players themselves), military-style discipline, parents yelling, parents insulting referees, parents booing 11-year-old kids at the free-throw line.
With three 90-minute practices per week, a weekend game, occasional two-day tournaments, and individual training camps during school breaks, the commitment is total. These sacrifices are well-known in elite sports—no matter the discipline, many are called, but few are chosen. This creates immense pressure on young athletes. The older they get, the more ruthless the selection process becomes, and the heavier the burden.
Almost none of these young Triple-A players will go pro. But the mere possibility, however slim, fuels the wildest ambitions. And that brings us to the crucial question of pedagogy.
Coaching: An Approach Stuck in the Past
These are children. They are learning a sport in all its technical, tactical, and physical dimensions. They are learning to play together (or not, as the case may be). In theory, they should also be learning how to win and lose, how to grow from their mistakes, how to become mentally strong, how to stay humble while recognizing their strengths, how to acknowledge their weaknesses while maintaining confidence, how to develop a champion’s mindset—striving for excellence through hard work, accepting imperfection, and respecting opponents, teammates, referees, and the game itself.
Because, at the end of the day, it’s a game.
In healthcare, we don’t play games. A doctor or nurse holds lives in their hands. Mistakes can have dire, even fatal, consequences. The stakes couldn’t be higher.
So, what educational methods do we develop in this high-stress environment? First and foremost, we build a solid foundation of knowledge that gives students the confidence they need—confidence in their abilities and judgment. One of the most effective tools for this is simulation-based training.
In a controlled environment that replicates real clinical situations (but isn’t real life), students are placed in conditions that maximize psychological safety, allowing them to make mistakes. More than that—we encourage them to try, experiment, and fail. They do it because they know that making mistakes is often how we learn best.
Simulation is an incredible tool because it permits failure. Rather than undermining their confidence, these mistakes become the foundation of their learning. These future doctors will save lives because they have learned to trust their technical skills, their interpersonal abilities, and their decision-making.
I think about this every time I see my son glance immediately at his coach after a missed shot or a turnover. On his face, I see the fear of consequences:
Will I be benched?
Will I get less playing time in the next game?
Will I get yelled at again?
A System That Needs to Change
At our simulation center, we are a team of experienced professionals with diverse expertise. Some are technicians who manage high-tech medical mannequins. Others are administrators who navigate the financial complexities of the university system. Some have rich clinical experience, while others are naturally gifted teachers who strengthen their skills through specialized training.
We know what we are doing. We follow evidence-based best practices and stay up-to-date on the latest learning methodologies. We don’t act randomly—we think long-term and constantly evaluate the impact of our actions. We reflect, adjust, and refine our approach in pursuit of excellence.
When I watch all these basketball practices—countless hours of sweat, exhaustion, the squeak of sneakers, the thud of the ball, the shouts of coaches—I compare what I see to what we do at the university. And while not everything is transferable, one thing is obvious: there is a serious problem.
A quick internet search will confirm what your instincts are already telling you: there is no structured pedagogy for youth athletes (see the links at the end of this article). This is a blank page where coaches blindly copy the same outdated methods that made them champions. A tacit rule prevails:
« Only the strongest survive. »
« Pain is the only measure of success. »
« Crying is for the weak. »
« To achieve your dreams, you must suffer—inside and out. »
These beliefs are outdated. Everywhere else, educators have read the research: these methods are useless, counterproductive, and often harmful. Instead of building champions, they break children. They also create a breeding ground for more serious issues—psychological abuse, physical mistreatment, sexual assault.
For every athlete who emerges stronger from these trials, how many quit? How many lose their love for the sport they once cherished? How many lose self-esteem, confidence, and the foundations of their future identity? How many leave broken?
This toxic pedagogy and culture of suffering must end. It’s time for sports program directors to educate themselves, receive training, and implement strategies to change this paradigm.
And it’s up to us, as parents, to sound the alarm. To say it loud and clear: you are harming our children. It’s time to open our eyes and fight back against this warped value system.
Il y a peu de temps, j’ai pris la décision radicale (mais qui me trottait dans la tête depuis longtemps) de supprimer mes comptes Facebook et Instagram. Ça n’a pas été facile, car j’ai ainsi perdu de vue de nombreux contacts qui me tiennent à cœur. En tant qu’auteur, j’y perds également beaucoup en terme de visibilité. Bref, c’est un peu se tirer une balle dans le pied, à plusieurs niveaux. Mais j’ai longuement réfléchi à la question. Je suis né à une époque à laquelle les téléphones portables, Internet et les réseaux sociaux n’existaient pas. On reste en contact avec les gens d’abord parce qu’on le souhaite. Et si on le souhaite, on trouve toujours un moyen. Que ce soit par courriel, lettre postale, pigeon voyageur… J’ai des amis et amies de longue date avec qui je communique rarement, mais je sais que si on s’écrit, il y aura des réponses.
En ce qui concerne la visibilité d’auteur, il est difficile de déterminer l’impact rééel des réseaux sociaux. On estime que 10% des personnes qui voient vos posts interagissent (like ou commentaire) et que parmi ceux-ci, 1% vont acheter un exemplaire d’un de vos livres. Il reste bien entendu la déception de ne plus lire certaines personnes intéressantes. Et de ne plus être lu par certaines personnes. Mais le temps gagné à ne plus être sur les RS est loin d’être négligeable. Si vous y passez 1 heure par jour, ça fait 7 heures par semaine, 28 heures par mois. Autant de temps gagné pour se balader, jouer avec ses enfants, faire de la paperasse, cuisiner, écrire, ou simplement faire une activité qu’on aime.
Le revirement politique, plus ou moins attendu, des big techs en faveur de l’extrême droite, m’a fait franchir le pas une bonne fois pour toutes. On se doute que des milliardaires qui ne font rien pour améliorer le sort du monde ne sont pas philanthropes ni empathiques par nature. Mais il y a une différence entre s’en foutre et s’impliquer activement pour détruire les fondements fragiles de nos démocraties imparfaites. Ils ont fait leur choix. Je fais donc le mien en conséquence. Et je ne crois pas que ce soit une désertion du terrain numérique. On peut se l’approprier autrement, par exemple en usant de ce site internet, ou sur des forums de discussion sur lesquels des équipes de modération s’assurent que les règles de la liberté d’expression sont respectées (mon forum de prédilection restant le vénérable forum.hardware.fr). Dernier point, la toxicité psychologique qui émane de ces RS, sur lesquels naviguent de plus en plus de bots gérés par IA, ne sera pas une grande perte pour mon équilibre mental.
À part ça, mon actualité d’auteur se fait rare, par manque de temps, mais n’est pas inexistante. Depuis trois ans, je travaille dur pour faire évoluer mon poste à la faculté de médecine. Ce travail est en train de payer, ce qui se traduit par une augmentation sensible de mes responsabilités. C’est très satisfaisant, mais cela m’oblige à faire certains choix. J’ai la chance d’avoir un job passionnant, une très grande autonomie et toute latitude pour développer des stratégies sur le long terme. Je bénéficie depuis peu du renfort d’une adjointe dynamique. Je vais faire plusieurs présentations dans des congrès académiques, en français et en anglais. Tout cela est pour le moins enthousiasmant, d’autant plus que ces actions ont comme objectif d’améliorer la formation des médecins, ce qui profitera in fine à l’ensemble de la population.
Je ne souhaite pas arrêter d’écrire pour autant. Mon manuscrit Icare 235 est toujours en lice aux éditions ZéroÉdition et a passé les premières sélections. J’ai d’autres manuscrits en cours d’écriture. NeuroNext, lui, peine à rencontrer son lectorat. Je le déplore, mais honnêtement, ça ne change rien à ma vie, et c’est un peu de ma faute. Je me fous volontiers des algorithmes, il ne faut donc pas s’attendre à ce que ceux-ci me mettent en avant. J’aurai d’ailleurs la satisfaction de le présenter à la bibliothèque de mon quartier,le 28 mai prochain, en compagnie d’autres auteurs et autrices du quartier dont les ouvrages indépendants ont été choisis par le comité de lecture. Une vraie victoire ! Et puis, les Chroniques de la réanimation poursuit son petit bonhomme de chemin, tranquillement. Je devrais peut-être le traduire en anglais pour l’offrir à Robert Kennedy Jr ?
Je vous souhaite de cultiver ces petits instants de bonheur qui font que la vie est belle. Prenez soin de vous et des vôtres. Si vous voulez me contacter, vous pouvez le faire par l’intermédiaire de ce site internet, en rédigeant un commentaire. Je les modère tous avant d’autoriser leur publication, vous pouvez donc m’écrire en privé si vous le souhaitez.
Sur ce, je vais pelleter de la neige. Entre le 13 et le 16 février, il est tombé 72,4 centimètres sur Montréal, une quantité jamais vue depuis janvier… 1898 (vous avez bien lu) !!