Nouvelles de mi février 2025

Il y a peu de temps, j’ai pris la décision radicale (mais qui me trottait dans la tête depuis longtemps) de supprimer mes comptes Facebook et Instagram. Ça n’a pas été facile, car j’ai ainsi perdu de vue de nombreux contacts qui me tiennent à cœur. En tant qu’auteur, j’y perds également beaucoup en terme de visibilité. Bref, c’est un peu se tirer une balle dans le pied, à plusieurs niveaux. Mais j’ai longuement réfléchi à la question. Je suis né à une époque à laquelle les téléphones portables, Internet et les réseaux sociaux n’existaient pas. On reste en contact avec les gens d’abord parce qu’on le souhaite. Et si on le souhaite, on trouve toujours un moyen. Que ce soit par courriel, lettre postale, pigeon voyageur… J’ai des amis et amies de longue date avec qui je communique rarement, mais je sais que si on s’écrit, il y aura des réponses.

En ce qui concerne la visibilité d’auteur, il est difficile de déterminer l’impact rééel des réseaux sociaux. On estime que 10% des personnes qui voient vos posts interagissent (like ou commentaire) et que parmi ceux-ci, 1% vont acheter un exemplaire d’un de vos livres. Il reste bien entendu la déception de ne plus lire certaines personnes intéressantes. Et de ne plus être lu par certaines personnes. Mais le temps gagné à ne plus être sur les RS est loin d’être négligeable. Si vous y passez 1 heure par jour, ça fait 7 heures par semaine, 28 heures par mois. Autant de temps gagné pour se balader, jouer avec ses enfants, faire de la paperasse, cuisiner, écrire, ou simplement faire une activité qu’on aime.

Le revirement politique, plus ou moins attendu, des big techs en faveur de l’extrême droite, m’a fait franchir le pas une bonne fois pour toutes. On se doute que des milliardaires qui ne font rien pour améliorer le sort du monde ne sont pas philanthropes ni empathiques par nature. Mais il y a une différence entre s’en foutre et s’impliquer activement pour détruire les fondements fragiles de nos démocraties imparfaites. Ils ont fait leur choix. Je fais donc le mien en conséquence. Et je ne crois pas que ce soit une désertion du terrain numérique. On peut se l’approprier autrement, par exemple en usant de ce site internet, ou sur des forums de discussion sur lesquels des équipes de modération s’assurent que les règles de la liberté d’expression sont respectées (mon forum de prédilection restant le vénérable forum.hardware.fr). Dernier point, la toxicité psychologique qui émane de ces RS, sur lesquels naviguent de plus en plus de bots gérés par IA, ne sera pas une grande perte pour mon équilibre mental.

À part ça, mon actualité d’auteur se fait rare, par manque de temps, mais n’est pas inexistante. Depuis trois ans, je travaille dur pour faire évoluer mon poste à la faculté de médecine. Ce travail est en train de payer, ce qui se traduit par une augmentation sensible de mes responsabilités. C’est très satisfaisant, mais cela m’oblige à faire certains choix. J’ai la chance d’avoir un job passionnant, une très grande autonomie et toute latitude pour développer des stratégies sur le long terme. Je bénéficie depuis peu du renfort d’une adjointe dynamique. Je vais faire plusieurs présentations dans des congrès académiques, en français et en anglais. Tout cela est pour le moins enthousiasmant, d’autant plus que ces actions ont comme objectif d’améliorer la formation des médecins, ce qui profitera in fine à l’ensemble de la population.

Je ne souhaite pas arrêter d’écrire pour autant. Mon manuscrit Icare 235 est toujours en lice aux éditions Zéro Édition et a passé les premières sélections. J’ai d’autres manuscrits en cours d’écriture. NeuroNext, lui, peine à rencontrer son lectorat. Je le déplore, mais honnêtement, ça ne change rien à ma vie, et c’est un peu de ma faute. Je me fous volontiers des algorithmes, il ne faut donc pas s’attendre à ce que ceux-ci me mettent en avant. J’aurai d’ailleurs la satisfaction de le présenter à la bibliothèque de mon quartier, le 28 mai prochain, en compagnie d’autres auteurs et autrices du quartier dont les ouvrages indépendants ont été choisis par le comité de lecture. Une vraie victoire ! Et puis, les Chroniques de la réanimation poursuit son petit bonhomme de chemin, tranquillement. Je devrais peut-être le traduire en anglais pour l’offrir à Robert Kennedy Jr ?

Je vous souhaite de cultiver ces petits instants de bonheur qui font que la vie est belle. Prenez soin de vous et des vôtres. Si vous voulez me contacter, vous pouvez le faire par l’intermédiaire de ce site internet, en rédigeant un commentaire. Je les modère tous avant d’autoriser leur publication, vous pouvez donc m’écrire en privé si vous le souhaitez.

Ou vous pouvez utiliser ce formulaire.

Sur ce, je vais pelleter de la neige. Entre le 13 et le 16 février, il est tombé 72,4 centimètres sur Montréal, une quantité jamais vue depuis janvier… 1898 (vous avez bien lu) !!

À bientôt !

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3 réponses à « Nouvelles de mi février 2025 »

  1. Avatar de
    Anonyme

    salut manu

    je t’informe que que je fini Giovanni Falcone de Roverto Saviano et après, j’attaque tes Chroniques de le Réa.

    je te souhaite p’eins de belles choses à toi et ta famille.

    olivier

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    1. Avatar de Jack Adit

      Bonjour Olivier, merci pour ton message ! Belle lecture (je n’ai pas lu ce Saviano, un auteur que j’apprécie beaucoup). Tu viendras me parler des chroniques, que tu aimes ou pas, et si tu rédiges un papier dessus, tu pourras m’envoyer le lien. 🙂 Amitiés

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  2. Avatar de
    Anonyme

    ah ben je t’ai retrouvé …

    je vais pouvoir continuer à te lire 🙂

    bises Manu.

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