• Vertigéo : Revue de presse
  • Nouvelles de la mi-août 2024

    De temps en temps, je ferai un petit récap’ de mon actualité d’auteur.

    1. Cet été, j’ai eu la chance de faire une dédicace, à la librairie des Cordeliers à Romans-Sur-Isère. Si vous ne connaissez pas, c’est dans la Drôme, près de Valence. Royaume des collines, des ravioles, du chocolat Valrhona, de la clairette de Die et des fromages de chèvre. Un excellent moment et un accueil très sympathique. Merci aux visiteurs et visiteuses venues discuter et faire confiance à Vertigéo ! J’aurais pu faire d’autres dédicaces pendant l’été, mais c’était quand même mes congés. Un jour, j’écrirai un article sur la vie d’auteur et un autre sur les vacances d’expat’.

    2. Autre actu, j’ai déposé une demande de subvention au Conseil des arts du Canada. C’est ma troisième, cette fois-ci pour un projet de roman qui développe ma nouvelle Vertigeo. Il faut compter environ six mois pour obtenir la réponse. Le taux d’acceptation tourne autour des 5%, donc on ne va pas se mettre la rate au court-bouillon.

    3. J’ai trouvé un éditeur potentiel pour mon roman Icare 235, réécriture du Syndrome d’Icare, publié de manière éphémère en 2017. Un bouquin un tantinet trash qui se passe dans le monde des free party au début des années 2000, sur lequel j’ai bossé plus de 20 ans et pour lequel je me battrai toujours. L’éditeur en question, Zéro édition, vient de naître sous l’impulsion notamment de Mike Kasprzak, dont je connais l’excellence des textes depuis un bon moment. J’estime mes chances à environ 1 sur 770 (nombre de manuscrits qu’ils ont reçus). Pas si mal.

    4. Bonne nouvelle, c’est le cas de le dire, un de mes textes a été accepté dans la revue Brins d’éternité, magazine canadien francophone dédié à l’imaginaire et publié par les éditions Flame Arrow. Je suis extrêmement heureux de contribuer ainsi à la vitalité de la littérature imaginaire canadienne. Big up à ma collègue canadienne Péléane Léana qui m’a parlé de cet excellent magazine. Ma nouvelle Autrefois, des arbres poussaient ici, sera publiée mi-décembre 2024. Je vous en reparlerai.

    5. Hors du registre littéraire, je veux vous informer que j’ai obtenu 19/20 à mon examen de la citoyenneté canadienne. Après validation officielle du résultat, je serai invité à prêter serment, et deviendrai ainsi canadien (ainsi que ma chère et tendre et nos deux rejetons). Plus précisément franco-canadien, puisque qu’il est encore possible d’avoir deux nationalités. Immense fierté personnelle, familiale, et aboutissement de notre projet d’immigration. Oui, j’écrirai un article sur ces sujets. Un jour. Une nuit. quand j’aurai le temps.

    6. La plus grosse info pour la fin : je me suis entouré d’une équipe all-star pour finaliser mon prochain roman, NeuroNext. Nous travaillons sur les ultimes relectures et corrections avec mon éditeur Labyrinthe(s). Prochaine étape, la mise en page et finalisation de la maquette. L’illustration de couverture a été réalisée par Amaury Bündgen (excusez du peu !) et le titrage et maquette sont en cours de travail par Brian Merrant (équipe All-star, je vous dis !). NeuroNext est un roman de SF de genre Cyberpunk, et je vous promets du lourd (mais pas lourdingue). À bientôt pour d’autres nouvelles !

  • L’impact du marketing digital sur la créativité littéraire et le processus d’écriture

    Aujourd’hui, j’ai été témoin de la naissance d’une polémique sur les réseaux sociaux. Les polémiques sont le carburant qui fait tourner les réseaux, chacune efface l’autre, en général après 72 heures. Celle d’aujourd’hui concernait le post d’une maison d’édition sur le réseau Threads. (si vous ne connaissez pas, c’est tendance et on pourrait le comparer à une sorte de Twitter version Meta. Bref, j’y ai un compte, ici : https://www.threads.net/@emmanuel_delporte_auteur)

    Je vous explique : cette maison d’édition – dont je ne citerai pas le nom – a posté un message dans lequel elle demandait s’ils prendraient la peine de lire le manuscrit qu’une autrice leur avait envoyé. La raison ? L’autrice en question n’était pas abonnée à leur maison d’édition sur Instagram.

    S’en est suivie une déferlante comme on en trouve que sur les RS, dans les caraïbes au temps des ouragans ou dans l’archipel du Japon à la saison des typhons. En gros, ils se sont mangé une volée de bois vert et ont restreint les commentaires.

    Je vous parle de cet épisode tragi-comique non pas pour jeter de l’huile sur le feu, et pas du tout pour répondre au fond, mais pour poser une question simple : Est-ce que vraiment, on a encore besoin d’auteurices aujourd’hui ? Par ce terme, j’entends des créateurs et créatrices, des gens qui ont une histoire à raconter, ou un besoin irrépressible de s’exprimer à travers un art, avec leur sensibilité et leur vision unique. Si je pose cette question, c’est parce que je constate que nous vivons une époque de surproduction d’œuvres sans doute inédite dans l’histoire de l’humanité, mais que tout le monde semble aller dans le même sens, qui n’est pas celui d’un élèvement spirituel ou culturel, mais plutôt celui du porte-monnaie ou de la reconnaissance numérique (ou des deux). Le post de cette maison d’édition est révélateur a plus d’un titre en ce qui concerne une certaine mentalité qui émerge dans le milieu éditorial actuel, et qui répond de manière directe à ma question précédente. Le fait que le rédacteur de ce post ne soit pas demandé s’il aurait un impact négatif en dit encore plus long que le post en lui-même. Parce que cela signifie que le paradigme du succès public et commercial est tellement ancré dans l’imaginaire de cet éditeur qu’il n’était même plus en mesure de le critiquer. Ce qui me fait dire qu’une ligne a été franchie.

    Si vous croyez qu’il s’agit d’un cas isolé, je suis désolé de vous apprendre que ce n’est sans doute pas le cas. Il ne s’agit de mettre tout le monde dans le même panier, ce serait injuste et absurde. Il semble néanmoins que certaines maisons d’édition, lorsqu’elles reçoivent un manuscrit, vont d’abord voir le profil de l’auteurice et vérifier son nombre d’abonnés. Apparemment, certains manuscrits ne seraient pas lus si ce nombre était inférieur à un certain nombre. 1000 ? 10 000 ? On ne sait pas. Personne ne serait assez fou pour l’admettre publiquement. En tout cas, pas de nos jours. Mais cette histoire est-elle un accident isolé ou bien le symptôme d’autre chose, plus grave ?

    Écoutez cet extrait du podcast cestplusquedelasf, dans lequel Lloyd Chéry discute avec Denis Bajram et Valérie Mangin

    Quelle pourrait être la réponse à cette stratégie pour le moins déroutante ? Pour l’auteurice, il ne s’agirait plus d’écrire une bonne histoire. Ou d’écrire bien. En réalité, l’écriture deviendrait secondaire. Il s’agirait de récolter des followers, puisque cela deviendrait le critère privilégié. Créer sa commu. La faire grandir. Bâtir les fondations de sa fan base et faire prospérer celle-ci à grands renforts de Reels et de jolis posts cohérents au niveau graphique. Bosser sur le SEO, le référencement, les backlinks, en bref, faire du marketing digital. Et là, je ne sais pas vous, mais moi, ça me chiffonne. Parce qu’il est déjà difficile d’écrire un roman. Alors, s’il fallait en plus devenir spécialiste d’un domaine aussi complexe que le marketing digital – qui soit dit en passant, peut vous rapporter beaucoup plus que l’écriture – , je peine à croire que la qualité des œuvres en sortirait grandie. Que dire également du rôle de l’éditeur ? Le marketing ne lui incombe-t-il pas en priorité ? L’auteurice n’est-il pas censé gagner en popularité grâce à son éditeur, ou doit-on craindre une inversion des pôles, et dans ce cas, qu’est-ce que l’auteurice y gagnerait ?

    Nouvelle question qui surgit : la qualité du texte est-elle devenue secondaire ? Dans un monde où tout est à vendre, l’objet livre est devenu un produit. L’auteurice en est un VRP. Je sais que certain(e)s ne s’en offusquent pas et disent (ou se le gardent pour eux, mais le pensent fort) que c’est normal, qu’il s’agit de l’ordre des choses.

    Je suis un auteur hybride, ce qui signifie que j’ai la chance d’être publié, mais que je suis également autoédité. J’étais très naïf en me lançant sur KDP. Je pensais que les lecteurs et lectrices viendraient y chercher autre chose que ce qu’ils trouvaient dans les rayons des supermarchés, qu’ils récompenseraient l’audace et l’originalité. La réalité, c’est que pour réussir à vendre sur KDP, il faut surtout s’intéresser à ce que veulent les lecteurs et lectrices. Chercher les niches qui vendent, mais qui ne sont pas trop concurrentielles. Puis, écrire vite, pour ne pas se faire piquer la place. Vite créer une couverture attirante. Vite créer la maquette. Pour cela, les IA seront d’une grande aide. En attendant, on trouve pléthore de services et d’applications qui vous rendent ces services, contre rétribution. Mais donner au lectorat ce qu’il attend, c’est de l’industrie, pas de la création. Le rôle de la création est de troubler, semer le doute, questionner, parfois choquer : un rôle qui tend à faire fuir le grand public. C’est sur ce point vital que les maisons d’édition restent indispensables. Si elles ne défendent plus la création, qui le fera ?

    Pour paraphraser un célèbre philosophe (ou mon pote Claude quand il a un coup dans l’aile) : je ne sais pas où est-ce qu’on va, mais qu’est-ce qu’on y va vite !

    Pour terminer, petit échantillon des innombrables réactions qui ont fait suite au post en question.

  • Se Libérer du Saboteur : Reconstruire son Image

    Récemment, un ami est venu me voir et nous sommes sortis au restaurant. Au cours de la soirée, je lui ai parlé de mon nouveau site internet, celui sur lequel vous vous trouvez en ce moment. Mon ami m’a lancé une phrase qui m’a ôté le sommeil pour quelques nuits. Il m’a dit ceci :

    Tu vas le garder combien de temps, celui-là ? Je veux te dire, il faut vraiment que tu arrêtes de détruire tes sites internets. C’est pas bon de faire ça. Ça ne renvoie pas une bonne image. Ça ne t’aide pas.

    Pour que vous compreniez ce qui se jouait au cours de cette discussion, je dois revenir en arrière. Il faut en effet que vous sachiez qu’au fil des ans, j’ai créé et supprimé un nombre important de sites internets voués à mettre en avant mon activité d’auteur. Je vais vous expliquer pourquoi. Les troubles de l’estime de soi faussent l’image que vous avez de vous-même. Au point que cette image peut en venir à s’imposer comme la réalité. À la manière du roi Théoden dans Le seigneur des anneaux, ou d’Anakin Skywalker dans Star Wars, vous vous retrouvez sous l’emprise de ces pensées destructrices. Ce que vous faites ne suffit pas. Ce n’est jamais assez bien. À quoi bon tenter, puisque vous n’y arriverez pas ? Vous êtes indigne de réussir. Indigne d’être heureux. indigne de vivre. Ces questions vous ont déjà fait mal ? Empêché de réaliser quelque chose ? Vous êtes probablement sous l’emprise d’un saboteur.

    Il y a peu de chances que ce squatteur indésirable fasse ses bagages tout seul. Deux pré-requis sont nécessaires pour se débarrasser de lui : le reconnaître. Puis chercher de l’aide. En santé mentale, les lignes droites n’existent pas. Les processus sont souvent longs, incommodes, faits de hauts, de bas, de tournants, de retours en arrière. Parfois, pour un pas en avant, vous devrez en faire trois en arrière. Mais l’important, c’est d’enclencher ce processus. Ne plus écouter ce saboteur qui s’est invité suite à insérer votre raison profonde et personnelle : trauma, atypie, autre…

    Un aparté : je ne suis pas thérapeute et mes articles se basent sur ma propre expérience. Celle-ci est forcément différente de la vôtre. Si mes mots peuvent vous aider, j’en serai heureux, car c’est leur but. Mais je vous invite à chercher des ressources compétentes proches de chez vous si vous en ressentez le besoin.

    J’ai longtemps vécu avec le sentiment d’être trop. Trop sensible. Trop exigeant. Trop intense. Trop colérique. Trop émotif. Trop amoureux. Trop imaginatif. Trop curieux. Trop impatient. Trop nerveux. J’entendais : « Tu exagères tout ! » ou encore : « Tu en fais tout un drame !  » Ces phrases ont contribué à fragiliser mon estime de moi. J’ai fini par y croire, d’autant plus facilement que j’étais enfant, en pleine construction de mon identité, lorsqu’on me les rabâchait tous les jours.

    Je n’étais jamais celui qu’il fallait. Alors, j’ai commencé à me comparer aux autres. Puis je me suis comparé à un être idéalisé que j’aspirais à devenir. Parfait ou presque, bien sûr. Inatteignable. Une chimère. Et à chercher une chimère, tout ce qu’on rencontre, c’est la déception. De déceptions en déceptions, les couleurs se fanent. Les goûts disparaissent. Les odeurs n’existent plus. Les rêves s’étiolent. Pourquoi croyez-vous que dans mon texte Vertigéo, le monde est en noir et blanc ?

    À force de se décevoir, de se comparer, de ne pas atteindre les objectifs impossibles que l’on se fixe, on renonce à soi-même. Pire, on cherche à se conformer à cette image déformée que l’on s’est construite. L’échec (ce que l’on voit comme tel) renforce le sentiment d’être soi-même un échec et devient réconfortant, puisque cela concorde à cette image que l’on a de soi. Si l’on poursuit sur cette route, on en vient rapidement à se saboter. On détruit ce que l’on crée. On nie ses réussites. Le syndrome de l’imposteur débarque et s’installe sur ce terrain favorable. Vous ne parvenez alors même plus à distinguer ce que vous faites bien. Tout est de travers, faussé. Si vous vivez cela ou l’avez vécu, vous savez de quoi je parle. Si vous ne savez pas ce que c’est, c’est heureux. Si vous pensez que c’est moche et difficile : oui, ça l’est. Ça l’est d’autant plus que les comportements induits par ce système de fausses croyances vous font faire des choix désastreux qui abîment votre image publique, si vous en avez une, voire peuvent ruiner votre carrière, vos relations, votre système de valeurs, tout ce qui est bon et bien dans la vie. J’en reviens à ce que m’a dit mon ami l’autre soir :

    Il faut que tu arrêtes de détruire tes sites internets. C’est pas bon. Ça ne renvoie pas une bonne image.

    C’est l’objet de cet article : expliquer pourquoi on fait ce genre de choses. On ne le fait pas par amusement. On ne le fait pas parce qu’on est bizarre, ou pour faire son intéressant. On le fait parce qu’on va mal et qu’on abrite un indésirable, un alien qui nous veut du mal. Détruire ce que l’on crée est une scarification mentale, l’équivalent psychologique de coups de cutter sur la peau.

    En quinze années d’écriture, je n’ai pas seulement foutu en l’air un nombre indéfini de sites internets : j’ai aussi supprimé plusieurs dizaines d’articles, certains de qualité et très documentés. J’ai perdu des textes entiers, des nouvelles achevées, des chapitres de romans. J’ai jeté certains de mes bouquins. J’ai arraché leurs pages. J’ai supprimé mes comptes de réseaux sociaux à de nombreuses reprises, m’obligeant à chaque fois à repartir de zéro. De moins que zéro, en réalité, puisque certaines personnes se lassent de ces attitudes et cessent de s’intéresser à vous, le/la drama queen. J’ai fini par saccager ma collaboration avec un éditeur après qui je courais depuis des années. On parle là d’un travail de dix ans, qui m’avait coûté trois manuscrits. Cela représente une somme de travail, de temps et d’énergie considérable. Figurez-vous que j’ai détruit cette collaboration en deux clics de souris et en un message lapidaire, me fermant moi-même des portes que j’avais eues tant de mal à ouvrir. Ce cas est particulier, puisqu’il s’inscrivait dans un contexte global difficile. En résumé, j’étais suivi pour dépression suite à un burn out, et je me sentais incapable de faire face à la masse de travail exigée pour un manuscrit. Mais j’aurais pu discuter. Négocier. Reporter ce travail. Au lieu de cela, j’ai tout envoyé balader. L’imposteur en moi était heureux de me prouver que je n’avais pas été capable d’aller au bout.

    Voilà où cette image corrompue de vous-même peut vous mener. Si vous persistez dans cette chute, vous réaliserez qu’elle n’a pas de fond. Il n’existe aucune limite aux abîmes dans lesquelles vous pouvez sombrer.

    Lorsque l’on parvient à enrayer cette chute et à se débarrasser de cette fausse image, que l’on se relève, doucement, on regarde ce champ de ruines avec consternation. Pas mal de regrets. Une culpabilité qu’il va là encore falloir combattre. Il n’existe en vérité rien d’irrattrapable. On est en vie, alors vivons ! Vivre, c’est continuer, persévérer, se relever. Se concentrer sur ses points forts. S’entourer de ses alliés les plus fidèles. Comme me l’avait écrit une autre amie :

    Tu devrais prendre soin des lecteurs qui te suivent, au lieu de regretter ceux qui ne te lisent pas.

    À l’époque où cette amie autrice m’avait écrit cela, j’en étais incapable. J’errais dans un monde en noir et blanc, mangé par la brume (les brumeux de mon roman Répliques ne viennent pas de nulle part). À présent, les couleurs reviennent. Je me regarde et je ne me reconnais pas. Je vais devoir apprendre à me connaître enfin. Pendant longtemps, j’ai cherché à me venger de celles et ceux qui m’avaient blessé, trahi, abîmé. Puis j’ai cherché à me faire mal afin de me punir de ne pas réussir à me venger. Aujourd’hui, j’ai compris que ces schémas mènent à la destruction et rien d’autre.

    Je veux que vous sachiez que vous pouvez vous en sortir. Vous libérer du saboteur et le foutre dehors, à grands coups de pied dans le derrière. Reconstruire votre image. Je vous en reparlerai, en vous partageant ma propre expérience.

    Dans un prochain article, je développerai plus en avant les concepts de compassion et de reconnaissance. Je vous expliquerai comment j’ai pu me débarrasser de ce saboteur qui me pourrissait la vie. Je ne peux pas vous le raconter en deux mots. Il m’a fallu plus de trente ans pour comprendre et commencer à voir la lumière. Peut-être que cet article vous donne déjà quelques pistes. Je le souhaite. N’hésitez pas à commenter ou à partager vos propres expériences. J’aimerais que ce site soit un lieu d’échange, dans le respect, la bienveillance et l’ouverture.

    Et surtout, prenez soin de vous.

    Si vous ne le faites pas, qui le fera ?